Bien aérer les espaces intérieurs est capital pour le bien être de toutes et tous : des taux élevés de CO2 à l'intérieur sont associés à un risque épidémique accru, mais aussi à un inconfort quotidien pouvant causer des maux de tête, une baisse de la concentration, une impression de somnolence.
Equiper nos écoles maternelles et primaires ainsi que nos bibliothèques municipales de capteurs de CO2 connectés serait un moyen d'aider chacun à savoir quand aérer au mieux ces espaces pour maximiser le confort et la sécurité de tous.
Un projet collaboratif impliquant la population serait aussi l'occasion d'une sensibilisation utile de chacun à un risque mal identifié : l'université d'Angers a conçu des capteurs de CO2 connectés, qui peuvent être montés de manière collaborative dans le cadre d'associations, qui peuvent être produit avec une économie d'échelle : le coût unitaire pour plus de 100 unités est d'environ 80 € pièce. Le projet étant avant tout un moyen de sensibilisation, il suffirait de mettre à disposition de chaque école et bibliothèque un ou deux capteurs pour permettre des expériences collaboratives d'observation et à l'automne permettre à chacun d'adapter au mieux l'aération des espaces occupés : pour notre centaine d'école et notre dizaine de bibliothèque, il faudrait donc prévoir un budget de 15 000 €, comprenant les frais de communication. Ce projet peut être déployé en 3 mois si les commandes de matériel peuvent être passées de manière efficace, dans la mesure où elles restent sous le seuil des marchés publics.
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