Angers, capitale européenne de l'horticulture est aussi la première ville pour les surfaces d'espaces verts par habitant. Fort de ce constat, nous pensons que les angevins doivent voir plus grand et plus loin.
La crise du coronavirus, à laquelle s'ajoutent déjà les crises climatique et de biodiversité, nous montrent à quelle point nos villes sont fragiles. En cas de paralysie des flux, les villes doivent pouvoir s'organiser rapidement et garantir aux habitants la sécurité alimentaire. Grandes consommatrices d'espaces, elles artificialisent les sols et réduisent inéluctablement les surfaces d'accueil du vivant.
Ces deux constats sont les enjeux auquel le plan des paysages résilients doit répondre. Adossé aux documents d'urbanisme et au programme alimentaire territorial, complémentaire des plans de gestion différenciée, ce plan des paysages résilients recensera les espaces disponibles actuels et futurs pour organiser sur les prochaines années de son développement les projets d'infrastructure et de gestion structurant dans ces domaines.
Les espaces publics seront recensés (toits, murs, voiries, parcs, etc.) et le potentiel de chacun à supporter des solutions de végétalisation comestibles et/ou support de biodiversité sera définit. Deux plans seront ensuite établis :
_ Le premier, plan d'urgence, devra assurer une réponse sur la capacité alimentaire en cas d'arrêt des flux de transport comme la crise du COVID19 nous l'a fait pressentir ou comme une crise énergétique dû au pic pétrolier ou à un événement géopolitique majeur pourrait nous amener
_ Le second plan, à court, moyen et long terme assurera une réponse durable sur :
. la relocalisation de l'agriculture et le raccourcissement des circuits champs/assiette
. l'aggradation de la biodiversité par la végétalisation optimale des surfaces et le mode de gestion adapté
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